Jeudi 23 Septembre - 19:00  En collaboration avec la Belgian Pride asbl

Les funérailles des roses

Dir. Toshio Matsumoto

105’ | 1963 | Japan | Drama

Original Japanese version with French subtitles

 

Produced by: Mitsuru Kudo Keiko Machida (Art Theatre Guild (ATG ), Matsumoto Production Company) / Screenplay: Toshio Matsumoto / Distributed by: Carlotta films / Casting: Pîtâ, Osamu Ogasawara, Yoshimi Jô...

 

FR

Tokyo, fin des années 1960.  Eddie, jeune drag-queen, est la favorite de Gonda, propriétaire du bar Genet où elle travaille. Cette relation provoque la jalousie de la maîtresse de Gonda...

 

Premier long-métrage de Toshio Matsumoto qui fait le choix d’une mise en scène radicale et nous livre une interprétation baroque et queer du mythe d’Œdipe.

 

Le film est volontairement tourné en noir et blanc en 1969.

 

Le film joue avec l'effet de distanciation, typique du théâtre de Bertolt Brecht, en multipliant les ruptures afin de faire prendre de la distance au spectateur par rapport à l'œuvre perçue. Il brouille en permanence, parfois avec humour, les frontières entre la réalité et la fiction. La narration est non-linéaire, certaines scènes se répètent et trouvent leur justification par la suite.

 

Certains aspects du film sont documentaires, des interviews réelles de travestis et d'usagers de drogues, des scènes de manifestations antigouvernementales, ont intégrées au récit.

 

Sans pour autant donner de justification, il est affirmé que le film aurait inspiré Orange mécanique de Stanley Kubrick tourné en 1971,  peut-être en raison de l'usage de la distorsion de la musique et des accélérés de l'image.

 

Le terme de Bara (薔薇?) : rose était utilisé dans les années 1960 et 1970 pour désigner la communauté homosexuelle au Japon. 

 

Il n’a réalisé que 4 longs metrages, mais aussi de nombreux court métrages et films expérimentaux.

Il fut également président de la Japan Society of Image Arts and Sciences.

 

EN 

Tokyo, late 1960s. Eddie, a young drag queen, is the favorite of Gonda, owner of the Genet bar where she works. This relationship provokes the jealousy of Gonda's mistress ... 

In his  first feature film, Toshio Matsumoto chooses a radical staging and delivers a baroque and queer interpretation of the myth of Oedipus.

 

The film was intentionally shot in black and white in 1969

 

The film plays with the effect of distancing, typical of Bertolt Brecht's theater, by multiplying the breaks in order to distance the viewer from the perceived work.

 

He constantly blurs, sometimes with humor, the boundaries between reality and fiction.

 

The narration is non-linear, certain scenes are repeated and find their justification later.

 

Some aspects of the film are documentaries, real interviews with transvestites and drug users, scenes of anti-government protests, incorporated into the narrative.

 

Without giving any justification, it is claimed that the film inspired Stanley Kubrick's Clockwork Orange shot in 1971, possibly due to the use of music distortion and time-lapse.

 

The term Bara (薔薇?): Rose was used in the 1960s and 1970s to refer to the homosexual community in Japan.

 

He only made 4 feature films, but also many short films and experimental films.

 

He was also president of the Japan Society of Image Arts and Sciences.